Appel…..

Hôpital/Grève : l’AP-HP lance un appel
Source :
02/09/2008 | Mise à jour : 14:52 | Commentaires  1
Le président de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Jean-Marie
Le Guen, a pressé aujourd’hui le gouvernement de mettre fin à la « crise »
provoquée par une grève administrative de certains médecins hospitaliers
ayant déjà coûté « plusieurs centaines de millions d’euros » aux hôpitaux
publics.

Lancée fin mai par un petit syndicat, ce mouvement est suivi par plusieurs
centaines de praticiens qui contestent un décret paru en mai augmentant
sensiblement la redevance que ces médecins versent aux hôpitaux quand ils y
exercent une activité privée.

Pour protester, ils refusent de communiquer les documents administratifs
relatifs à leur activité médicale publique. Sans conséquence pour les soins,
cette grève met en difficulté les hôpitaux, qui se retrouvent dans
l’impossibilité d’être financés par l’assurance maladie.

Un peu plus de 4.000 praticiens hospitaliers (soit 12%) pratiquent une part
de leur activité en libéral à l’hôpital, dont plus d’un tiers avec des
dépassements d’honoraires

Publié dans : |le 1 avril, 2011 |Pas de Commentaires »

L’opinion de Roselyne Bachelot….

Alors qu’un rapport de l’institution pointe les «revalorisations coûteuses» accordées aux médecins, ceux-ci estiment qu’ils sont victimes d’acharnement.

LIBERATION.FR (AVEC AFP)

LIBERATION.FR : mercredi 10 septembre 2008

Le rapport publié mercredi par la Cour des comptes ravive les tensions entre les pouvoirs publics et les médecins libéraux. En dénonçant les «revalorisations coûteuses» accordées aux médecins, la Cour invite l’Etat à reprendre la main pour freiner la croissance des dépenses de santé. Une attitude dénoncée par les médecins libéraux, qui parlent d’un «véritable acharnement».

Le rapport propose ainsi de conditionner «les revalorisations accordées aux résultats effectivement obtenus». Cette mesure fait bondir Michel Chassang, président du principal syndicat de médecins libéraux (CSMF): «C’est d’une perversité inouïe: c’est le retour de la maîtrise comptable du plan Juppé de 1995 qui voulait tout étatiser et mettre les médecins au pas.» Pour lui, les médecins «sont victimes d’un véritable acharnement», évoquant la «multiplication des mesures répressives» en préparation.

Batterie de mesures en préparation

Le gouvernement prépare en effet une batterie de mesures pour encadrer les tarifs médicaux et sanctionner certains abus. Le budget 2009 de la Sécu et la loi «Patients, santé, territoire» devraient contenir des mesures contraignantes pour les médecins.
Parmi les pistes envisagées, des sanctions financières pour les médecins refusant de soigner certains patients, notamment les bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire. Quant au budget 2009, une version préparatoire prévoit de donner la possibilité à l’assurance maladie de baisser de manière unilatérale les tarifs des honoraires lorsque les dépenses de la branche maladie dérapent en cours d’année.

Devis pour les honoraires supérieurs à 70 euros

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a récemment annoncé que les médecins devront fournir un devis à leurs patients dès qu’ils prévoient des honoraires supérieurs à 70 euros.
Enfin, un décret annoncé pour fin octobre devrait permettre à l’assurance maladie d’infliger une sanction financière aux médecins ne respectant pas le «tact et la mesure». Une mesure que le Conseil de l’Ordre, traditionnellement seul juge de la déontologie médicale, a qualifié mardi de «parfaitement inacceptable».

Dans ce contexte tendu, les espoirs des syndicats de médecins d’obtenir rapidement une revalorisation de la consultation des généralistes et de certaines spécialités s’amenuisent.

  • Accéder au forum «La Sécu mise à mal?»

 

Publié dans : |le 1 avril, 2011 |Pas de Commentaires »

La maladie d’Alzheimer…..


Le lien intergénérationnel et la maladie d’Alzheimer…

En France, en 2008, près d’un million de personnes seraient atteintes par la maladie d’Alzheimer ou par une maladie apparentée. Parce que les familles sont leur principal soutien, l’association France Alzheimer a choisi de mettre l’accent cette année sur le lien intergénérationnel à l’occasion de cette journée mondiale qui se tiendra le 21 septembre prochain…



Alzheimer bouleverse l’équilibre au sein d’une famille et, quel que soit l’âge de ses membres, la maladie pèse sur les relations intra-familiales. Elle désorganise le rôle de chacun et inverse le cours de la filiation. En outre, elle isole les malades et leurs aidants.

Les petits-enfants peuvent se sentir exclus du binôme qui se forme entre leur grand-parent malade et leur parent lorsque ce dernier est l’aidant principal. Ils sont aussi souvent mis à l’écart par leur parent cherchant à leur épargner des situations délicates ou des expériences douloureuses.

Les enfants peuvent alors être tentés de taire leur questions, voire leur peine, s’ils sentent que leurs parents ne sont pas disposés à évoquer la maladie. Les adultes peuvent donc conclure de manière erronée que les enfants et les adolescents ne sont pas concernés par la situation vécue par leur grand-parent malade. Les parents seront d’autant plus enclins à minimiser la perception de la maladie par leurs enfants s’ils se sentent démunis pour aborder cette maladie complexe.

Pour aider ces familles à parler de la maladie, l’Association France Alzheimer a réalisé un livret de 12 pages en partenariat avec l’ADOSEN, Action et DOcumentation Santé pour l’Éducation Nationale.

Dans les établissements scolaires, ce livret peut servir de support aux échanges sur la maladie. Conçu pour expliquer la maladie à des enfants âgés de 8 à 12 ans, il est un mélange de textes informatifs, d’illustrations et de bandes dessinées. Il est disponible gratuitement auprès des associations du réseau de France Alzheimer ainsi que de l’ADOSEN pour les établissements scolaires publics.

Le 21 septembre constituera le point de départ d’une série d’actions de sensibilisation sur la maladie d’Alzheimer menées au sein d’établissements scolaires. Les associations locales France Alzheimer en collaboration avec les sections départementales de l’ADOSEN assisteront les enseignants au cours de cette campagne d’information menée à l’échelle du territoire national. Pour connaitre les différentes actions organisées, contacter le service presse de France Alzheimer. …/…


Publié dans : |le 1 avril, 2011 |Pas de Commentaires »

Attention danger……………(27/01/2012)

Alcool et Red Bull® : les étudiants trinquent

[26 janvier 2012 - 16h46]
 

Alcool et Red Bull® : les étudiants trinquent

Le mélange alcool/boissons énergisantes est explosif ! C’est ce qu’a constaté l’addictologue Philippe Arvers de Grenoble, après avoir enquêté auprès d’étudiants de la Grenoble Ecole de Management (GEM). Son étude a porté « uniquement sur le mélange d’alcool et de Red Bull® », précise-t-il. Entre méconnaissance de ces boissons et consommation excessive d’alcool, ces derniers prennent bien des risques. Petite virée dans le monde des fêtes étudiantes…

Un auto-questionnaire anonyme a été adressé par courrier électronique, à 3 268 étudiants de la GEM, âgés en moyenne de 23 ans. Un petit tiers d’entre eux, 533 filles et 467 garçons, y ont répondu. Il en est ressorti que la moitié de ces jeunes avait déjà consommé un mélange d’alcool et de Red Bull®, et que 16,2% en consommaient « souvent ». Les garçons sont plus enclins que les filles à pratiquer ces mélanges : 63,7% , contre 46%.

Dans l’ensemble, ces étudiants paraissent bien peu informés du contenu de cette boisson énergisante. A tel point que 15,1% des jeunes interrogés pensent, à tort, qu’elle renferme de la vitamine C. « La recherche de stimulation, d’énergie, d’excitation est nette parmi ces étudiants », constate Philippe Arvers.

Des risques accrus

Ces mélanges inciteraient également les jeunes à consommer toujours plus d’alcool. « Lorsque l’alcool est pris avec ce type de boissons, les étudiants en boivent des quantités plus importantes  », poursuit-il. Cette surconsommation s’expliquerait par le fait que les energy drinks diminuent l’effet sédatif de l’alcool. « Comme le jeune a l’impression que l’alcool qu’il consomme lui fait peu d’effet il en boit toujours plus, persuadé qu’il est de conserver sa maitrise de soi.  ».

Grave erreur. La preuve : 17,4% de ces jeunes ont été impliqués dans des bagarres ou des accidents, contre 7% de ceux qui avaient consommé de l’alcool non-mélangé. D’après les résultats de l’étude, ces buveurs de mélanges ont aussi plus souvent des rapports sexuels non protégés.

 

Source : Interview du Dr Philippe Arvers, addictologue, IRBA/RSSA, Grenoble, 18 janvier 2012

 

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Attention au Tramadol…………………..(27/01/2012)

Antidouleurs. Un risque d’addiction avec le Tramadol

26 janvier 2012 -

Les antidouleurs à base de Tramadol font l’objet d’une surveillance renforcée. Ces médicaments peuvent entraîner une addiction chez des patients.

L’Agence du médicament lance une mise en garde à propos des médicaments antidouleur à base de Tramadol, qui font l’objet d’une surveillance accrue des autorités de santé. Motif: l’utilisation prolongée de ce médicament dérivé de l’opium peut entraîner un risque d’addiction.

Douze millions de boîtes distribuées l’an dernier 

Près d’un an après le retrait du marché du Di-Antalvic, l’Afssaps a en effet constaté un bond des ventes d’antidouleur à base de tramadol, environ 30% en un an. Douze millions de boîtes ont été distribuées, l’an dernier. Le Di-Antalvic était, jusqu’au jusqu’au 1ermars dernier, un des antidouleurs les plus prescrits en France. Il a été retiré progressivement, car l’Agence du médicament européenne (EMA) a estimé que le bénéfice de ce médicament était insuffisant au regard des décès du fait de surdosages, notamment en Grande-Bretagne. La disparition du Di-Antalvic a donc laissé un vide dans les armoires à pharmacie. «On avait prévu qu’il y aurait un report vers le Tramadol», a expliqué Nathalie Richard, responsable du département Stupéfiants et psychotropes à l’Afssaps. Une surveillance spécifique a ainsi été mise en place sur les spécialités à base de Tramadol (Ixprim, Topalgic, Contramal…). Les effets indésirables de ce médicament sont connus: il peut conduire à un état de dépendance mais surtout l’arrêt brutal du traitement peut provoquer un syndrome de sevrage. Des signes de type anxiété, confusion, agitation, peuvent survenir, incitant le patient à reprendre ce médicament. Et c’est la spirale infernale.

«Pas anodin» 

Si, selon le Dr Richard, les données actuelles ne «justifient pas un retrait», l’Agence insiste sur le fait que ce n’est pas «un médicament anodin» et incite les médecins à plus de prudence dans la prescription.

Détourné pour ses effets psychotropes 

Autre inquiétude: l’usage du Tramadol peut être détourné pour ses effets psychotropes. En 2010, l’Afssaps a ainsi recensé septdécès par overdose chez des toxicomanes. Ce médicament a déjà eu des effets dévastateurs au Moyen-Orient. La molécule a particulièrement fait des ravages à Gaza, le Tramadol y est en effet devenu en cinq ans la «drogue préférée» des jeunes. Le 4décembre dernier, la police du Hamas a saisi et détruit un stock estimé à plusieurs milliers de dollars. www.afssaps.fr

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La grippe est là…………………….(27/01/2012)

La grippe sous haute surveillance sur le Web grâce à GrippeNet

La grippe progresse doucement mais sûrement sur le territoire français. Pour surveiller la circulation du virus, l’Inserm et l’Invs lancent un réseau sur Internet. Chaque Français majeur est appelé à participer.

Le réseau Sentinelles a publié son bilan de la semaine passée. Conclusion : la grippe est encore loin du seuil épidémique

Le réseau Sentinelles a publié son bilan de la semaine passée. Conclusion : la grippe est encore loin du seuil épidémique DR/Réseau Sentinelles

Pour surveiller en temps réel l’évolution de l’épidémie de la star des maladies de l’hiver, l’Inserm et l’Institut de veille sanitaire (INVS) ont inauguré ce mercredi un nouveau réseau de surveillance auquel tous les internautes de métropole sont invités à participer.

GrippeNet est en effet basé sur la participation (volontaire et bénévole) des Français.

Pour y prendre part, il suffit d’être majeur, de s’inscrire en ligne et de remplir, chaque semaine, un questionnaire anonyme récapitulant les symptômes ressentis -- ou non -- depuis la dernière connexion (fièvre, toux, etc.). Immédiatement analysées, ces données contribuent en temps réel à la surveillance de la grippe en France. Objectif de ce système de surveillance : «Recueillir directement auprès de la population française des données épidémiologiques sur la grippe, grâce à Internet », expliquent l’Invs et l’Inserm. Bien entendu, «la participation de la population sera déterminante pour le succès de cette expérimentation».

Mais, les données de GrippeNet ne seront que complémentaires et ne remplaceront pas les informations validées par les professionnels de santé. Depuis 1984, médecins libéraux volontaires et un réseau de laboratoires et d’hôpitaux alimentent les Sentinelles de l’Inserm, qui organisent la surveillance de la grippe. La même année avaient également été créés les GROG. Ces Groupes Régionaux d’Observation de la Grippe sont chargés de surveiller l’arrivée et la circulation des virus grippaux sur le territoire français.

Ce mercredi, le réseau Sentinelles a d’ailleurs publié son bilan hebdomadaire : il recense une activité faible des syndromes grippaux. La semaine dernière 89 personnes sur 100.000 habitants ont consulté un médecin généraliste pour des symptômes de grippe. C’est largement en dessous du seuil épidémique, situé, pour cette maladie, à 172 cas pour 100.000 habitants.

En revanche, Sentinelles alerte sur l’activité des diarrhées aiguë : en trois semaines, 556.000 personnes auraient consulté leur médecin généraliste pour des symptômes de gastroentérite.

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Discours voeux 2012 CH Lagny – Martine LADOUCETTE 1

 

Discours de Martine LADOUCETTE – Directrice commune des CH

 

de Meaux, Lagny Marne la Vallée et Coulommiers

 

 

 

à l’occasion de la

Cérémonie de voeux au personnel du

 

Centre Hospitalier de Lagny-Marne la Vallée

 

Mardi 17 janvier 2012 – 12 h 30

 

 

Docteurs, Mesdames, Messieurs,

 

J’ai grand plaisir à vous souhaiter une excellente année 2012 :

 

une année qui préserve votre santé et celle de vos proches, qui

 

vous apporte de multiples joies au quotidien tout en permettant

 

la concrétisation et la réussite de vos projets, quels qu’ils soient

 

au plan personnel comme professionnel.

 

L’année 2012 sera, bien évidemment, une année toute

 

particulière dans l’histoire de l’hôpital de Lagny-Marne-la-Vallée

 

puisque c’est l’année qui devra permettre l’ouverture de l’hôpital

 

neuf sur le site de Jossigny :

 

17 années d’attente pour permettre, enfin, la concrétisation d’un

 

projet de grande envergure : une opportunité bien sûr

 

privilégiée que beaucoup de professionnels hospitaliers nous

 

envieront, d’autant plus que l’évolution de la conjoncture

 

financière au plan national remet en cause, chaque jour

 

davantage, les possibilités de constructions neuves, voire tout

 

simplement de modernisation des hôpitaux anciens.

 

Discours voeux 2012 CH Lagny – Martine LADOUCETTE 2

 

Ce qui nous anime collectivement autour de l’ouverture d’un

 

nouvel hôpital,

 

 

c’est bien l’opportunité d’offrir des

conditions de soins diagnostiques et thérapeutiques de

 

grande qualité, au service d’un bassin de population d’ores

 

et déjà important

 

 

 

et en prévision de forte croissance

démographique pour les 10 prochaines années.

 

L’hôpital neuf, c’est quoi concrètement ? C’est 75 000 m

 

 

2

pour

550 à 600 lits répartis en chambre de 1 à 2 lits pour pouvoir

 

prendre en charge un rythme moyen de 55 000 séjours par an,

 

à horizon 2015, soit 15 % d’admissions de plus que ce qui a pu

 

être réalisé en 2011 au seul titre du MCO. C’est aussi un

 

plateau technique en grande partie renouvelé, enfin, après

 

plusieurs années « d’abstinence » forcée, soit 15 millions

 

d’euros consentis dès l’ouverture pour l’acquisition de

 

nouveaux équipements biomédicaux, de façon à améliorer et

 

développer les explorations diagnostiques en tous genres, un

 

plateau de biologie fortement automatisé dans le domaine de

 

l’analytique comme du pré-analytique et conçu pour permettre

 

un maximum de productivité, un plateau d’imagerie nettement

 

renforcé, avec le doublement du parc de scanners, une IRM

 

dédiée à part entière à l’établissement, la montée en puissance

 

de l’imagerie en coupe spécialisée en cardiologie. Un système

 

d’information qui continuera, également à se développer autour

 

du dossier patient informatisé, et par là même qui pourra

 

structurer profondément l’organisation de la prise en charge

 

 

 

Discours voeux 2012 CH Lagny – Martine LADOUCETTE 3

 

soignante et médicale pour plus de sécurité et de qualité. Et

 

puis également une attention portée à la qualité des procédés

 

logistiques comme à la qualité hôtelière au bénéfice direct des

 

patients. Je veux citer, en particulier, l’apport des nouvelles

 

technologies, telles que l’automatisation des transports, la

 

robotisation de l’approvisionnement pharmaceutique,

 

l’acheminement des prélèvements de laboratoire par

 

pneumatique.

 

Concrétiser un tel projet, c’est une opportunité, mais c’est

 

aussi une responsabilité collective importante, celle de ne

 

pas rater le jour J, et plus fondamentalement, surtout, celle

 

de réussir dans la durée, un double pari sur l’avenir.

 

Un pari de qualité

 

 

 

dans la prise en charge des patients dans

toutes ses dimensions, sachant que dès l’année 2013, soit un

 

an après l’ouverture seulement, l’hôpital neuf devra se

 

soumettre à deux moments de vérité : l’accréditation de

 

certaines activités de biologie, d’une part, et la certification de

 

l’hôpital dans son ensemble, d’autre part.

 

 

Et puis, un pari d’efficience

 

 

 

, puisque cet hôpital devra,

logiquement, apporter la preuve par la démonstration et donc

 

par les résultats acquis en terme d’équilibre financier recettes –

 

dépenses, que les pouvoirs publics auront eu raison de croire

 

en la pertinence d’un investissement public aussi important.

 

 

Discours voeux 2012 CH Lagny – Martine LADOUCETTE 4

 

Mesurer cette responsabilité, c’est sans doute, se préparer

 

collectivement à relever au moins 3 défis pour lesquels

 

nous avons des atouts indéniables, ne serait-ce que de par

 

les résultats obtenus encore en 2011.

 

Le premier défi, c’est la réussite de l’insertion de l’hôpital

 

dans un nouvel environnement, pour favoriser les

 

conditions d’une nouvelle dynamique de développement.

 

L’année 2011 aura démontré, cette année encore, la capacité

 

de l’hôpital à attirer et à prendre en charge des admissions

 

supplémentaires. De même, il aura su mener à bien l’ouverture

 

de deux nouvelles activités de soins dans le champ de la

 

psychiatrie, de l’enfant et de l’adolescent.

 

Pour autant, miser sur une progression d’activité de l’ordre de

 

15 % à horizon 2015 par rapport à 2011, ce n’est pas

 

seulement compter sur l’attractivité d’un hôpital neuf, ou

 

compter sur la croissance naturelle des besoins

 

d’hospitalisation liée à la croissance démographique. C’est

 

aussi, dans un contexte de concurrence hospitalière accrue,

 

qu’il s’agisse de l’AP-HP ou du secteur privé environnant, de

 

faire l’effort de tisser toujours plus de liens de qualité et de

 

proximité avec les correspondants hospitaliers et aussi les

 

professionnels libéraux. C’est aussi faire l’effort de faire évoluer

 

Discours voeux 2012 CH Lagny – Martine LADOUCETTE 5

 

continuellement les modes de prise en charge pour satisfaire la

 

patientèle, en développant, en particulier, les prises en charges

 

ambulatoires de chirurgie comme de médecine et de pédiatrie,

 

en réduisant aussi les durées de séjours qui sont encore un

 

peu trop longues aujourd’hui sur certains segments d’activité.

 

Le deuxième défi, c’est la capacité de s’adapter aux

 

changements de configuration et d’organisation et d’en

 

tirer le maximum de bénéfices possible

 

 

 

.

Réorganiser profondément l’accueil, l’orientation et la prise en

 

charge de la totalité des urgences dans des locaux bien plus

 

vastes, mais aussi plus cloisonnés que ceux que l’on quitte,

 

réorganiser les modalités d’accueil des hospitalisés comme des

 

consultants dans le cadre de plateaux de consultations

 

multidisciplinaires, intégrer l’activité d’hospitalisation complète

 

de psychiatrie générale à proximité immédiate des activités de

 

court séjour…

 

Autant de changements qui s’avèrent absolument nécessaires,

 

puisque contribuant à donner le sens et la substance au projet

 

d’ouverture mais dont la réalisation avec réussite ne va pas

 

forcement de soi.

 

 

Le troisième défi, c’est un défi de gestion des ressources

 

humaines à part entière

 

 

 

, puisque l’ouverture d’un nouvel

 

Discours voeux 2012 CH Lagny – Martine LADOUCETTE 6

 

hôpital, c’est bien sûr et surtout au bout du compte, une

 

« aventure » humaine, dans le bon sens du terme : des efforts

 

importants à consentir, tant de la part de la direction que des

 

cadres et des personnels eux-mêmes, en termes de

 

recrutement et de formation aux nouvelles organisations et aux

 

nouveaux métiers, voire de reconversion d’un certain nombre

 

de professionnels, compte tenu des changements

 

d’organisation dans le domaine de la logistique.

 

Aussi, le moment est venu de redoubler d’efforts et de

 

mobilisation interne autour du projet d’ouverture

 

 

 

, ce qui

suppose que l’on poursuive et que l’on intensifie, avec

 

transparence et je l’espère cohésion interne, le partage des

 

réflexions stratégiques comme organisationnelles à travers les

 

directoires, les comités de pôles, les groupes de travail, les

 

CME, les CTE et les CHSCT à venir.

 

 

Le moment est venu aussi de contribuer activement à

 

l’actualisation du nouveau projet médical de groupe interhospitalier.

 

Quelle que soit l’analyse critique que l’on peut porter sur le

 

bilan des 5 dernières années, le moment n’est sans doute pas

 

venu de douter de l’intérêt d’une coopération inter-hospitalière

 

approfondie car la tentation du repli autarcique sur soi ne

 

pourrait qu’amplifier les difficultés du présent, au lieu de les

 

atténuer.

 

Discours voeux 2012 CH Lagny – Martine LADOUCETTE 7

 

Dans un contexte où se conjuguent dans cet établissement,

 

comme ailleurs, les difficultés de recrutement et de fidélisation

 

d’un personnel médical qualifié et expérimenté, le renforcement

 

de la contrainte financière, l’élévation du niveau d’exigence en

 

terme de sécurité comme de qualité, l’accentuation de la

 

concurrence de l’AP-HP et du secteur privé lucratif, le moment

 

est bien venu de clarifier et d’assumer la portée des choix

 

stratégiques en acceptant ainsi de valoriser et d’optimiser des

 

atouts, tout en acceptant de reconnaître ses points faibles et de

 

ne plus continuer à faire ce que l’on ne fait pas ou pas assez

 

bien.

 

Il me semble évident que l’hôpital de Lagny-Marne-la-Vallée

 

aura, tout particulièrement, beaucoup à attendre et à espérer

 

de la réussite de ce nouveau projet médical, pour se

 

positionner, toujours plus fortement, dans le nord du

 

département et dans certaines filières de soins en particulier :

 

cardiologie interventionnelle et vasculaire, cancérologie, prise

 

en charge de l’obésité…

 

L’évolution de la radiothérapie dans le courant de l’année 2011

 

a laissé des traces douloureuses dans les esprits et ce contreexemple

 

illustre bien à quel point le sort de certaines activités

 

sensibles est à présent largement dépendant des efforts de

 

coopération que les hôpitaux publics consentiront entre eux,

 

Discours voeux 2012 CH Lagny – Martine LADOUCETTE 8

 

pour s’entraider tant qu’il en est encore temps et rassembler

 

leurs efforts.

 

Pour autant, le bénéfice que l’hôpital de Lagny pourra tirer du

 

nouveau projet médical de groupe restructurant, est aussi

 

intimement lié aux efforts qu’il sera prêt, de son coté, à

 

consentir pour rechercher et préserver des points d’équilibre

 

avec les 2 autres établissements.

 

L’acceptation d’une permanence de soins chirurgicale nocturne

 

alternée avec le CH de Meaux est déjà un signal fort et positif

 

dans cette voie.

 

Avant de conclure, je ne chercherai pas, pour ma part, à nier ou

 

sous-évaluer le poids des incertitudes, des difficultés, voire des

 

obstacles.

 

Je pense, en particulier, aux incertitudes techniques qui pèsent

 

aujourd’hui encore sur la date de fin de chantier ou encore les

 

incertitudes politiques et financières qui pèsent sur le devenir

 

du site de Lagny et ses modalités de vente, ou encore, je ne

 

peux pas passer sous silence les inquiétudes et les

 

insatisfactions exprimées par certains personnels dans la

 

perspective des changements d’organisation du travail ; de

 

même, les légitimes préoccupations des personnels

 

administratifs de l’hôpital quant à l’évolution de leurs conditions

 

d’exercice professionnel.

 

Discours voeux 2012 CH Lagny – Martine LADOUCETTE 9

 

Toutes ces difficultés appellent, bien évidemment, dans les

 

semaines et les mois qui viennent des réponses concrètes,

 

transparentes et concertées.

 

Pour conclure, puisque j’ai parlé de responsabilités et de

 

défis collectifs, je veux aussi assurer à la communauté

 

hospitalière du centre hospitalier de Lagny-Marne la Vallée

 

de ma confiance envers notre capacité collective à réussir.

 

Au cours du dernier mois, tout particulièrement, à travers

 

diverses rencontres, j’ai pu mesurer et apprécier à quel point

 

cette communauté avait des talents, des énergies et des projets

 

à la fois réalistes et volontaristes.

 

Aussi, je voudrais citer deux auteurs pour exprimer, d’une part

 

une conviction, d’autre part une espérance.

 

Une conviction : « aussi audacieux soit-il d’explorer l’inconnu, il

 

l’est plus encore de remettre le connu en question ».

 

L’espérance, c’est le propos du philosophe Alain : « L’homme

 

n’est heureux que de vouloir et d’inventer ».

 

C’est à cette volonté et à cet optimisme là que je vous invite en

 

vous, en nous, souhaitant une excellente année 2012.

 

Discours voeux 2012 CH Lagny – Martine LADOUCETTE 10

 

Martine LADOUCETTE

 

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Info……………(20/01/2012)

Reseau CHU, dimanche 27 novembre 2011. 0 commentaire

   

Ce 26 novembre 2011, l’histoire et l’avenir de la médecine s’étaient donné rendez-vous sous les colonnes du temple de la transmission du savoir académique : la prestigieuse université Paris Descarte qui abrite le Musée d’Histoire de la Médecine et accueillait ce soir 10 équipes de recherche d’excellence représentant les six Instituts Hositalo-Universitaires, trois Labex et une cohorte. Symboles de la médecine du futur, ces cliniciens et chercheurs ont été choisis par un jury international dans le cadre des investissements d’avenir*.

 
Publié dans : |le 20 janvier, 2012 |Pas de Commentaires »

Orthophonistes en danger : réagissons………………..(20/11/2011)

Bonjour,

Je me permets de vous renvoyer un mail pour la cause de l’orthophonie et pour la cause de tous les patients, actuels et à venir. Merci de me lire jusqu’au bout, si vous le pouvez…

Si vous ne côtoyez pas d’orthophoniste pour le moment, il se peut qu’un de vos proches puisse en avoir besoin un jour.
Quel que soit l’âge, on peut avoir recours à une orthophoniste :
- pour les enfants, c’est le plus connu, (problème de langage oral, lecture, orthographe…) ou handicap (surdité , trouble neurologique ou autisme…)
- pour les ados : lecture, orthographe, déglutition
- pour les adultes : voix, éventuellement traumatisme crânien…
- pour les personnes âgées : accident vasculaire cérébral (AVC), maladie d’Alzheimer, parkinson, problème de déglutition…

Le gouvernement envisage de réduire notre formation.

CONSEQUENCES GRAVES :
- peu orthophonistes seront formés à certaines pathologies : On râle déjà assez sur le manque de professionnels (ophtalmo, pédiatre, dermato, … + de 6 mois d’attente pour avoir un RV.) Ce sera pire pour les orthophonistes qui sont DEJA en sous-effectif. Imaginiez un de vos proches qui ne peut pas être suivi alors que la communication est altérée ? (Alzheimer, AVC..) ou un de vos enfants ou petits-enfants qui galère à l’école ou pour apprendre à parler ! Le tolèreriez-vous ?

La situation est grave, aussi, je me permets de vous solliciter pour vous demander,

1° -- de signer la pétition en ligne (taper dans google : « pétition pour un master en orthophonie », vous serez orientés vers le site mesopinions.com ou http://www.mesopinions.com/Pour-un-master-en-orthophonie-petition-petitions-2e1e448b34a0775971c9321315c49525.html

ATTENTION, Pensez à valider votre signature en cliquant le lien, après avoir reçu le mail de mesopinions.com)
2°- de faire suivre ce mail à tous vos contacts en précisant le lien que vous avez avec moi (fille, soeur, nièce, amie…), pour recueillir un maximum de signatures.

Si la réforme passe, il sera trop tard pour agir !

Merci de votre attention, et de votre soutien.
Tenez moi au courant, si vous pouvez.

A bientôt

Publié dans : |le 20 janvier, 2012 |Pas de Commentaires »

Radiothérapie : le combat continue…..

 

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– 15 rue de Vaugirard – 75291 PARIS Cedex 06 – Tél. 01 42 34 28 33

R é p u b l i q u e F r a n ç a i s e

Monsieur Xavier Bertrand

Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé

127 rue de Grenelle

75700 PARIS

Michel Billout

Sénateur

de la

Seine-et-Marne

Membre

de la Commission

des Affaires

étrangères,

de la Défense et des Forces armées

Vice-président

de la Commission

des Affaires Européennes

Paris, le 12 septembre 2011

Monsieur le ministre

A plusieurs reprises, en février et avril 2011, je vous ai alerté sur la situation de la radiothérapie publique de l’hôpital de Lagny, alors menacée de fermeture par l’ARS, qui avait décidé de fermer ce service public de radiothérapie au profit de celui de la clinique privée de St Faron, dans le cadre de l’ouverture du nouvel hôpital à Jossigny. Cette volonté m’a d’ailleurs été personnellement confirmée par deux membres du cabinet du directeur général de l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France au printemps dernier.

Fin août, l’ARS est passée à l’acte en prenant un arrêté de non-conformité à l’encontre du centre de radiothérapie de Lagny au prétexte qu’il lui manquerait 40 patients par an pour atteindre le seuil des 600 patients, seuil qui, je le rappelle, ne s’appuie sur aucun argument scientifique. Je suis d’autant plus étonné de cette décision brutale de l’ARS qu’il apparaît que l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui vient de se déplacer pour sa visite annuelle sur le site de LAGNY, a rendu un rapport tout à fait favorable à la poursuite de l’activité du centre. Il y a là un paradoxe troublant, vous en conviendrez. A ce sujet, il serait utile que ce rapport de l’ASN soit véritablement rendu public, car il y va de l’intérêt général et de la bonne gestion de la dépense publique vis-à-vis des investissements jusqu’ici réalisés. ________________________________________________________________________________ Palais du Luxembourg

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Dans ces conditions, le choix de fermeture pour non-conformité de l’ARS semble infondé et reste très largement dénoncé par les usagers, les professionnels de santé et les élus locaux.

Un comité de soutien pour la survie du service public de radiothérapie en Seine-et-Marne s’est constitué il y a déjà plusieurs mois, rassemblant très largement des représentants d’organisations professionnelles, d’associations, des professionnels de santé ainsi qu’un grand nombre d’élus (parlementaires, conseillers régionaux, généraux, maires).

En avril dernier, je vous avais demandé une rencontre avec les membres de ce comité de soutien. Je souhaitais vous exposer les arguments en faveur du maintien du service public de radiothérapie dans ce vaste département qu’est la Seine-et-Marne. Cette demande est aujourd’hui soutenue par Madame Chantal Brunel, députée de la circonscription. Monsieur le Préfet du département de Seine-et–Marne, Pierre Monzani, qui a rencontré une délégation du

Comité de soutien pour la survie de la radiothérapie publique de Lagny le 27 juillet dernier, a également indiqué soutenir cette demande. Il a également donné son accord pour soutenir la mise en place d’une conférence sanitaire sur le bassin de santé du nord-ouest seine-et-marnais.

Depuis avril 2011, cette demande de rendez-vous est donc restée sans suite. Je le regrette d’autant plus que la décision de l’ARS finalement prise à la fin de l’été, n’est ni acceptable ni envisageable, et risque d’entrainer, en cas de fermeture rapide de ce service, une incapacité d’accueillir les patients concernés et donc un caractère de fait de « non-assistance à personne en danger » par la puissance publique.

Le manque de dialogue et de démocratie sanitaire en Ile-de-France est d’autant plus regrettable que le

Collectif santé de Lagny−Jossigny−Marne-la-Vallée propose d’étudier d’autres pistes que celle de placer le service public à la remorque du secteur privé avec la fusion-absorption Saint-Faron/Lagny.

Il propose, par exemple, d’envisager toutes les coopérations possibles, scientifiques et humaines, en infradépartementales avec Chevry-Cossigny et interdépartementales avec Montfermeil, pour la sauvegarde et le développement de la radiothérapie publique sur ce territoire, afin d’en assurer ________________________________________________________________________________ Palais du Luxembourg

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la prédominance conditionnant tout rapprochement, si nécessaire, avec d’autres.

Dans ces conditions, Monsieur le ministre, je réitère ma demande de rendez-vous, celui-ci impliquant une forme de moratoire évident sur le processus engagé par l’ARS.

Vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien porter à cette demande, je vous prie de croire, Monsieur le ministre, en l’expression de mes sentiments distingués.

 

Publié dans : |le 20 janvier, 2012 |Pas de Commentaires »

L’appel des médecins pour une santé plus juste ……

EXCLUSIF.

Publié le 13-09-11 à 19:03 Modifié le 14-09-11 à 09:14 par Le Nouvel Observateur 9 réactions

Le « Nouvel Observateur » publie en exclusivité des extraits du « Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire » (Odile Jacob) rédigé par cinq professeurs de médecine et experts et co-signé par 123 personnalités.

Le service de réanimation médicale de l'hôpital central de Nancy  (HUMBERT NICOLETTE/SIPA)Le service de réanimation médicale de l’hôpital central de Nancy (HUMBERT NICOLETTE/SIPA)

 

(Cet article est publié dans l’hebdomadaire daté du 14 septembre 2011)

C’est un formidable pavé dans la mare électorale. Cinq éminents professeurs de médecine et experts en politique de santé publient un « Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire » (Odile Jacob), co-signé par 123 personnalités du monde médical et de la société civile. Leur diagnostic est sévère : le modèle français est malade ; faute d’un traitement de choc, il est condamné. En exclusivité, l’ »Obs » publie les extraits de cet appel.

Après la création de la Sécurité sociale en 1945 en application du programme du Conseil national de la résistance, les générations de l’après-guerre ont fait le choix de la solidarité et d’un investissement collectif exceptionnel pour protéger la santé de la population.(…) Cet investissement financé pour l’essentiel par les cotisations sociales et l’impôt a permis d’établir un système de santé classé premier par l’Organisation mondiale de la santé en 2000, avec un niveau de prise en charge de 80% en 1980, des prestations en fonction des besoins de chacun, et la création de la couverture médicale universelle (CMU) en 1999. Pourtant, depuis les années 1980, ce bien collectif auquel la population est particulièrement attachée est confronté à des crises sans précédent.

- Une crise économique et un ralentissement de la croissance. (…)

- Des crises de santé publique (le sang contaminé, (…) les récentes crises de la grippe H1N1, et du médicament à la suite de l’affaire Mediator).

- Des crises d’identité professionnelle. Les différents professionnels de santé, à l’hôpital comme en ville, expriment un malaise profond. (…) Ils dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail. Les médecins généralistes, médecins de premier recours, vivent une crise sans précédent. (…) Il existe une authentique crise des vocations des étudiants pour la médecine générale.

- Des crises démographiques. Les mauvais choix politiques de régulation de la démographie médicale, ayant entraîné une réduction du nombre de médecins formés chaque année -- de 8500 dans les années 1970 à 3.500 dans les années 1990 -, font apparaitre aujourd’hui des situations de pénurie dans certaines spécialités et sur certains territoires. Cette pénurie relative, qui va s’aggraver jusqu’en 2020, invite à une redéfinition de l’organisation du système de santé et notamment de la place respective des différents professionnels, d’autant plus que dans le même temps la population française augmente et vieillit. (…)

Confronté à de tels bouleversements, le secteur de la santé dépend plus que jamais des choix politiques. (…) Pendant la phase de croissance du système de santé, le débat public sur la politique de santé a occupé une place modeste lors des grandes échéances électorales. (…) Cette dépolitisation relative (…) a permis (…) d’entrer insidieusement dans une logique de déconstruction des services publics concourant à la protection de la santé.

C’est tout d’abord la volonté affichée depuis peu de ne plus distinguer hôpitaux publics, établissements privés à but non lucratif et cliniques commerciales. Cette confusion a conduit à la suppression de la notion de service public hospitalier dans la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires (HPST). (…) Dans le même temps, la généralisation à marche forcée de la tarification à l’activité (T2A) -- la Sécurité sociale verse, pour chaque malade hospitalisé, une somme forfaitaire en fonction de sa pathologie -- déstabilise le cadre budgétaire des établissements publics, sous couvert d’une convergence tarifaire entre les cliniques commerciales et les hôpitaux. (…) Cette politique se nourrit également d’une « idéologie gestionnaire » convaincue des bienfaits de la rentabilité et de la concurrence à tout prix. Dans le même temps, de nombreux opérateurs privés, notamment des groupes internationaux, investissent massivement le champ de la santé, jugeant qu’il y est possible de faire du profit. (…)

C’est ensuite la lente dérive des dépassements d’honoraires non régulés et les lacunes de la démographie professionnelle. (…) C’est aussi (…) une politique qui hésite entre avancées et renoncements sur la sécurité routière, sur la lutte contre le tabagisme ou l’alcoolisme. (…) C’est la diminution des moyens attribués aux centres d’interruption volontaire de grossesse (IVG). C’est l’instauration d’un forfait annuel d’entrée pour bénéficier de l’aide médicale d’Etat (AME), rendant encore plus hasardeux l’accès aux soins pour les plus démunis. C’est la baisse effective des financements de la lutte contre le sida. C’est le renoncement au développement de la promotion de la santé. C’est la remise en cause de l’autonomie de la médecine du travail ou le désengagement de la médecine scolaire et de la protection maternelle et infantile. (…) C’est, en matière de démocratie sanitaire, la timidité à reconnaître leur place aux associations de patients. (…) C’est enfin, pour l’assurance-maladie, le choix, sous couvert de « responsabilisation » des patients, d’augmenter le reste à charge par le biais de l’institution de forfaits et franchises, de l’accroissement du ticket modérateur et du développement de dépassements d’honoraires.

Le débat actuel sur la prise en charge de la dépendance pourrait confirmer la logique à l’œuvre en proposant le développement d’assurances privées au lieu de créer un cinquième risque au sein de la protection sociale. (…)

Notre système de santé, construit historiquement sur les valeurs de solidarité et d’égalité, doit reposer aujourd’hui sur six principes essentiels : la solidarité, l’égalité, la prévention, la qualité des soins, l’éthique médicale, la démocratie sanitaire. (…) Ces valeurs clés doivent se traduire concrètement dans une politique visant à renforcer les services publics de santé pour répondre aux besoins de la population contre la logique actuelle de privatisation et de marchandisation. (…)

Sous des formes diverses, une entreprise de déconstruction des services publics de santé paraît engagée. Le refus de toute augmentation des prélèvements obligatoires, quel qu’en soit le motif, est la clé de cette entreprise de privatisation de la santé. (…)

Pour répondre aux défis de la santé publique des prochaines décennies, il faut conforter et développer résolument les services publics et donc :

- Améliorer le remboursement par la Sécurité sociale des soins courants (au-delà des 55% actuels), à côté de la prise en charge dite à 100% des affections de longues durées.

- Reconstruire le système conventionnel pour la médecine libérale (…) en garantissant notamment l’égalité d’accès à des soins aux tarifs de la Sécurité sociale, (…) développer la médecine de proximité de premier recours dans les centres de santé , des maisons médicales pluri-professionnelles et multidisciplinaires ou des pôles de santé et de soins correspondant à des bassins de vie. Le paiement à l’acte exclusif doit être remplacé par un paiement mixte comportant des paiements forfaitaires pour la prise en charge des patients atteints de maladie chronique et la réalisation de missions de service public.

- Refonder le service public hospitalier en redéfinissant ses missions, ses moyens et ses perspectives dans un partenariat renouvelé et organisé entre les établissements publics et les établissements privés à but non lucratif et en revoyant la répartition des tâches entre l’hôpital et la ville.

- Instituer un véritable service public de sécurité sanitaire et de prévention collective intégrant notamment la santé scolaire, la PMI et la médecine du travail. (…)

- Les signataires se prononcent pour un financement de l’augmentation des dépenses de santé médicalement justifiées par l’accroissement des recettes de l’assurance-maladie solidaire (et non par un transfert aux assurances complémentaires et une augmentation du reste à charge). Cela suppose de réviser le « panier de soins » financé par la solidarité, en ne payant plus les fausses nouveautés et en ne remboursant plus les prescriptions inutiles.

Olivier Lyon-Caen, professeur de neurologie (Pitié-Salpêtrière).

André Grimaldi, professeur de diabétologie (Pitié-Salpêtrière).

Didier Tabuteau, responsable de la chaire santé à Sciences Po.

François Bourdillon, médecin de santé publique

Frédéric Pierru, sociologue chercheur au CNRS

© Odile Jacob 2011

Le Nouvel Observateur

Cet article est publié dans l’hebdomadaire daté du 14 septembre 2011

Publié dans : |le 20 janvier, 2012 |Pas de Commentaires »

Soutien aux Urgentistes…………………20/01/2012)

 

Une délégation conduite par Michel Billout apporte son soutien aux urgentistes de Lagny auprès du ministre de la santé

 

Paris, le 13 janvier 2012 Jeudi 12 janvier 2012, une délégation conduite par Michel Billout a été reçue à sa demande au ministère de la santé a

pour aborder la question de l’avenir de la radiothérapie sur notre département, et notamment la disparition envisagée de la radiothérapie publique sur l’hôpital de Jossigny. Michel Billout avait convié à cette rencontre Eliane Cagnant, membre du collectif de Lagny/Jossigny/Val Maubuée, également représentante du collectif à la coordination nationale des usagers, Pascal Barras, membre du collectif de Marne et Chantereine, Denis Brun, du comité des usagers de l’hôpital de Lagny et Daniel Brunel, coordinateur du comité de défense de la radiothérapie publique. A l’occasion de cet échange, l’ensemble des membre de la délégation a souhaité apporter son soutien sans réserve au mouvement de grève des urgentistes de l’hôpital de Lagny engagés depuis la mi décembre contre la réorganisation que l’ARS et la direction entendent leur imposer, impliquant de fait une réduction de moitié des durées de garde, en les passant de vingt-quatre à douze heures. « Il faut que le ministère intervienne et débloque la situation » ont demandé les membres de la délégation. Cette réorganisation, décidée sans concertation avec les personnels, implique de doubler le nombre de relèves entre deux équipes du Smur, qui effectue 450 sorties par an. Cela implique de recruter des agents pour le Smur, généralement choisis parmi le personnel des urgences, et de trouver de nouveaux urgentistes, qui ne seront pas assez formés… Les urgentistes ont demandé que les moyens humains, financiers et techniques mis en place pour cette réorganisation soient consacrés au « dégel » de postes et l’embauche de personnels supplémentaires. Leur demande a été relayé par la délégation qui a demandé à ce que le ministère regarde de près ce dossier. Fortement attaché à la question de la santé publique et de l’accès aux soins, Michel Billout interrogera le gouvernement au Sénat mardi prochain sur l’avenir secteur public de chirurgie dans le sud Seine-et-Marnais, cette fois. Contact presse : Eric Defouilhoux– Collaborateur Parlementaire de Michel Billout Tel : 06 74 30 74 28 Mail : bureau.m.billout@senat.fr Communiqué REPUBLIQUE FRANÇAISE Michel Billout

Sénateur de la Seine-et-Marne Membre de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées Vice-président de la Commission des Affaires Européennes

Publié dans : |le 20 janvier, 2012 |Pas de Commentaires »

2012…….

 

Le pas est franchi : nous sommes en 2012, dernière de notre existence si nous en croyons le calendrier maya……….

Toute l’équipe de l’Espace des Usagers vous souhaite une excellente année 2012, la réalisation de vos voeux les plus chers, une année pleine de bonheur, de joie et de santé.

@micalement.

Publié dans : |le 6 janvier, 2012 |Pas de Commentaires »